Pour accéder à la certification, il y a une démarche claire à suivre. La logique de la norme permet de suivre l’enchainement suivant :
Dans une première étape, il est important de déterminer quelles seront exactement les activités comprises dans le périmètre de certification, par exemple les activités de stockage des déchets, mais aussi les activités qui y sont associées telles que l’entretien des engins, le traitement des effluents, la gestion du biogaz, les activités de bureau…
Ensuite, il faudra déterminer précisément le périmètre « géographique » de la certification pour chacun des sites. Toute exclusion hors du périmètre de certification devra être justifiée.
La direction devra définir précisément quels seront les périmètres de certification pour chaque site.
Cette étape est un travail d’analyse des activités. Il s’agira d’analyser les nuisances des activités de l’organisation à plusieurs niveaux : l’eau, l’air, le sol, les déchets produits dans le cadre des différentes activités et enfin les nuisances (dont le bruit et les odeurs).
De plus, l’analyse portera sur des conditions normales de fonctionnement et les situations d’urgence pouvant survenir. Il s’agit donc d’un état des lieux initial à l’issue duquel nous connaîtrons exactement l’influence de l’organisation sur les milieux locaux (pour chaque site du périmètre de certification).
Dans cette étape, Il faut procéder à des analyses précises et obtenir un maximum de résultats quantitatifs dans tous les domaines nécessaires.
Ces résultats devront être examinés par rapport à ce que la réglementation environnementale exige. Les dossiers de demande d’autorisation seront utiles pour cette analyse, notamment les études d’impacts et études de dangers.
Chaque site fera l’objet d’une analyse environnementale propre, élaborée selon une méthode commune.
Cette étape est cruciale, elle est le cœur du système de management puisqu’elle va lister et hiérarchiser les impacts potentiels sur l’environnement. Elle servira ensuite de « base de données » alimentant les actions à mettre en place dans le cadre du SME.
Cette étape consistera pour la direction, de savoir sur quoi elle veut porter ses efforts après avoir évalué l’ensemble des impacts réels ou potentiels des activités sur l’environnement.
Cette politique reflètera l’engagement de la direction pour la protection de l’environnement. Elle devra être disponible pour le publique, communiquée aux personnes travaillant pour l’organisme, voire aux différents partenaires, qu’ils soient institutionnels ou non.
La politique devra être signée par le niveau hiérarchique le plus haut de l’organisation. Elle devra comporter les éléments suivants :
L’analyse environnementale servira de base sur laquelle se fondera la Direction pour définir des objectifs concrets selon des cibles précises pour diminuer les nuisances à l’environnement.
Ces objectifs et cibles devront être assortis d’un calendrier précisant les délais à respecter pour les atteindre et de critères internes pour le suivi des actions menées.
Dans cette étape, la conformité aux lois jouera un rôle primordial. La plupart des objectifs seront établis sur cette base, étant donné que les lois environnementales fixent déjà des valeurs limites dans la majeure partie des domaines.
NOTE : L’entreprise peut être certifiée même si, dans un premier temps, elle n’est pas conforme aux exigences légales. Mais elle doit alors :
Le programme comprendra la liste des objectifs, le calendrier de réalisation, l’organisation des ressources humaines et financières ainsi que la définition des responsabilités (qui fait quoi ? comment ? avec quel délai ?).
Il s’agira d’analyser les activités associées aux impacts environnementaux de l’entreprise détectés au cours des analyses environnementales et de s’assurer qu’il sont menés de façon à ce que les impacts réels ou potentiels qu’ils induisent soient maîtrisés.
La maîtrise d’un impact potentiel peut comporter un ou plusieurs éléments tels que des dispositifs, des aménagement ou des pratiques.
Pour chacun des impacts potentiels, il faudra connaître les exigences légales (équipements, formations, valeurs-limites,…) afin de s’y conformer à l’avenir.
Tout un ensemble de contrôles opérationnels devront être effectués afin de garantir la pérennité de la maîtrise. Par exemple : contrôle régulier de l’étanchéité des rétentions, étalonnage des instruments de contrôle à la station d’épuration,…
Durant cette étape, les ressources humaines, physiques et financières devront être réunies pour mener à bien l’organisation du management environnemental.
Ceci comprend :
Un système de management environnemental évolue constamment et l’on doit suivre cette évolution. Il devra donc être mesuré, et amélioré périodiquement, et cela pour quatre motifs principaux :
Pour cela, un contrôle spécifique est requis. Il s’agira d’un audit interne dont les principales fonctions seront d’apprécier l’efficacité du SME, d’en découvrir les éventuels points faibles et de les corriger. Ces audits devront être planifiés. Il pourront être menés par un prestataire extérieur (JMED peut réaliser ces audits, même si il a assisté la mise en place du SME, les personnes chargées de cette mise en place d’une part et de l’audit d’autre part étant distinctes) mais aussi par un membre du personnel de l’entreprise qui aura été formé et qui fera preuve d’objectivité par rapport aux activités auditées (qui ne sera pas impliqué dans les activités auditées). Un calendrier unique d’audits internes sera rédigé.
Les modalités des audits internes seront définies par la direction.
L’évolution de la protection de l’environnement, des méthodologies ou technologies, des produits ainsi que l’exploitation des ressources évoluent constamment et nécessitent de redéfinir les objectifs.
C’est le principe d’amélioration continue. Tenant compte du résultat de l’audit interne et de tout le cheminement dans son ensemble (dont la mise en place de nouveaux dispositifs et les contrôles réguliers), la direction évaluera le système de management environnemental.
Elle décidera de lignes directrices importantes, comme par exemple de changer de méthodologie ou de technologie pour telle activité dans des délais précis. Elle déterminera également les mesures qui permettront de remédier aux non-conformités.
Ensuite, elle mettra à jour son analyse environnementale (qui, rappelons-le, est la première étape du processus de mise en place du SME). Ce qui bouclera le processus d’amélioration continue.
Nous pouvons assister la direction lors des revues de direction, notamment en lui communiquant un document listant les sujets à aborder .